Restauration rapide et nutrition


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Restauration rapide et nutrition © Bernadett Szombat - Fotolia.com
Le récent Sandwich & Snack Show, visité par le chef Patrick, a été l'occasion pour l'agence Nutritionnellement de présenter et commenter les résultats de la 2ème édition de son Baromètre Nutritionnel de la Restauration Rapide 2011.
Il porte sur un échantillon de 40 établissements de restauration rapide en France (20 établissements indépendants et 20 établissements appartenant à des chaînes) l'enquête a porté sur l'entière année 2010.
Les résultats obtenus sur l'échantillon ont ensuite été extrapolés à l'échelle française grâce aux informations de 2009 sur la répartition des indépendants et des chaînes en France données par Gira Foodservice.

Les qualités de certains produits proposés par la restauration rapide sont en effet parfois montrés du doigt et deviennent (même aux USA) un enjeu fondamental que les professionnels de ce créneau se peuvent plus se permettre d'ignorer.

Ce baromètre a montré les efforts nutritionnels engagés depuis 5 ans dans les enseignes de restauration rapide et aussi les zones d'amélioration nécessaire pour pouvoir garantir un plus grand équilibre nutritionnel dans nos menus et notamment. Néanmoins, certains critères nutritionnels sont insuffisamment pris en compte chez les indépendants et les chaînes : la mise en avant d'une charte nutrition, l'absence de panures et de fritures, un taux de fruit élevé dans les desserts, etc.

L'étude montre la tendance du snacking à plus d'intégration de fruits et légumes : 84 % des établissements de restauration rapide en France continuent de proposer des fruits ou équivalents sans sucres ajoutés.
Un même pourcentage, en 2009, mettait à sa carte des produits de légumes seuls (soupes, crudités�). En 2010, cette proportion a grimpé à 94 %.

Information à prendre en compte pour les consommateurs « nomades » : l'offre nutritionnelle est incontestablement moins exploitée chez les chaînes, probablement car celles-ci ont plus de contraintes d'approvisionnement par rapport à leurs volumes.
Ainsi, entre 2009 et 2010, la présence de laitages écrémés ou demi-écrémés a progressé de 36 % à 50 % chez les établissements indépendants, alors qu'elle a chuté de 30 % à 14 % chez les établissements de chaînes.
De même, entre 2009 et 2010, les établissements indépendants proposant à leur carte au moins 2 produits de la mer différents ont augmenté de 68 % à 75 %, contre une baisse de 30 % à 23 % chez les établissements de chaînes.
En revanche, les indépendants investissent moins dans la communication nutritionnelle, contrairement aux chaînes : en 2010, 63 % des établissements de chaînes indiquent les valeurs nutritionnelles des produits à la portion au sein des restaurants, et 12 % proposent des pictogrammes sur leur carte pour aider les consommateurs dans leurs choix nutritionnels. Par comparaison, les scores sont à 0 % dans les établissements indépendants.

« On constate que la majorité des enseignes de restauration rapide veulent désormais améliorer l'équilibre alimentaire et la santé de leurs convives. Mais pour cela, ils ne doivent pas uniquement miser sur les produits tendance du moment (produits bios, fait maison, « naturels »�), car ils sont souvent gras et sucrés. Le référencement de ces produits en versions plus légères et dans des formats plus adaptés aux besoins nutritionnels des Français serait judicieux », explique Audrey Aveaux, directrice de Nutritionnellement

A noter que l'environnement soucie également ceux qui font des efforts en matière nutritionnelle (ces aspects sont connexes) mais que ces deux démarches sont parfois en concurrence : selon Audrey Aveaux. « En 2010, la nutrition semble avoir été un peu délaissée par certains acteurs de la restauration rapide au profit d'un marketing basé sur les préoccupations environnementales. D'autres acteurs ont heureusement déclenché des démarches nutritionnelles, mais qui ne sont pas encore visibles par les consommateurs. Espérons qu'elles le seront très prochainement et que nutrition et environnement trouveront logiquement une façon de cohabiter à moyen terme ».

A suivre lors du prochain Baromètre Nutritionnel de la Restauration Rapide.


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