Les vins effervescents de la région nantaise


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Les vins effervescents de la région nantaise stock food
Cette région est célèbre (d'un point de vue vinicole) pour le muscadet, le gros plant et, dans une moindre mesure, les coteaux d'Ancenis.

Afin de lutter contre la concurrence, de répondre aux nouveaux modes de consommation et de diversifier leurs débouchés, de nombreuses régions françaises s'emploient à mettre sur le marché des produits nouveaux en matière de vins notamment.
Dans la région nantaise, une démarche a été lancée par les vignerons indépendants, en collaboration avec Œnofrance, afin de répondre aux nouvelles attentes de la clientèle : vins légers et effervescents (on en trouve depuis déjà longtemps dans le Gaillacois par exemple), découverte de produits régionaux, approche facile pour les non-consommateurs qui recherchent des produits aromatiques et sans acidité alliée à une diversité des vins proposés qui permet leur consommation (avec modération) depuis l'apéritif au dessert en passant par les poissons et la plupart des viandes.
Le caractère recherché par les producteurs est celui de vins de soif, gourmands et légers, faciles à boire quel que soit le moment de la journée et notamment l‘été en terrasse.

Il s'agit en l'occurrence de vins effervescents élaborés selon un procédé qui s'inspire de la méthode ancienne que l'on rencontre avec la Clairette (à Die), la Blanquette (à Limoux), le Mauzac nature (à Gaillac) et le Cerdon (en Bugey). Cette méthode est d'ailleurs à l'origine des premiers vins mousseux, contrairement à la méthode champenoise ou à la méthode traditionnelle d'élaboration des crémants produits en France dans des régions plus particulièrement réputés pour leurs vins « tranquilles » (Bourgogne et Alsace par exemple).
Il n'y a pas d'ajout de sucre : l'effervescence provient de la fermentation des sucres résiduels du raisin.
Méthode d'élaboration de ces vins effervescents en pays nantais

• Récolte du raisin, puis fermentation en cuve : transformation partielle des sucres en alcool et en gaz carbonique (ce qui n'est pas transformé est le sucre résiduel)
• Arrêt de la fermentation par filtration (obtention d'un vin entre 7,5 et 9,5 % vol. d'alcool avec 40 à 60 g/l de sucres résiduels, issus du raisin)
• Stabilisation tartrique
• Mise en bouteilles avec ajout de levures incluses dans des billes d'alginate. En consommant une partie des sucres, ces levures produisent du gaz carbonique qui donne naissance à l'effervescence. Comme pour les autres méthodes intervient alors le dégorgement (grandement facilité par l'utilisation des billes) ;

Au regard de la législation, les vins élaborés sont classés soit en VMQTA (Vin Mousseux de Qualité de Type Aromatique) pour le cépage gamay, soit en VM (Vins Mousseux) pour les autres cépages.
Les cépages utilisés seuls (vins de mono cépages) sont le melon (cépage du Muscadet) et le pinot gris pour les vins blancs et le gamay pour les vins rouges et rosés.
Les vins peuvent également être assemblés à partir de plusieurs cépages.

Lors d'une présentation récente à Vertou, les dégustateurs ont apprécié la diversité et la qualité de ces nouveaux vins effervescents et les efforts d' l'étiquetage.


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